Université populaire de Marseille

Les Universités Populaires ont été créées à la fin du XIXe siècle par les organisations de travailleurs, afin de répondre à l'immense désir des prolétaires d'accéder au savoir et à l'émancipation qu'il procure. Le principe en a été ravivé en 2002 par Michel Onfray qui propose à Caen plusieurs cycles de cours sur des matières diverses, en annonçant : « L'Université Populaire retient de l'Université traditionnelle la qualité des informations transmises, le principe du cycle qui permet d'envisager une progression personnelle, la nécessité d'un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café philosophique l'ouverture à tous les publics, l'usage critique des savoirs, l'interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d'accéder au contenu. »

Un usage critique des savoirs ne signifie pas qu'il faut se limiter à apporter des outils pour mieux affronter la réalité politique et sociale, même s'il faut le faire aussi ; car le savoir est émancipateur non seulement de manière utilitaire, en ce qu'il donne accès à des professions plus valorisantes ou permet de mieux se défendre, mais aussi parce qu'il ouvre des horizons d'expérience humaine au-delà des préoccupations quotidiennes et immédiates.

Conformément à ces principes, les cours sont ouverts à tous et gratuits, sans inscription ; chaque séance comporte un exposé d'un peu plus d'une heure, le reste étant consacré à la discussion, à l'échange d'idées ou aux extensions souhaitées par le public.

L'université n'est rien de plus que ses cours et les liens qui s'y tissent : pas de gestion centrale, pas d'autre responsable que chaque intervenant pour le cycle qu'il propose.

Depuis ses premiers pas au printemps 2013, elle est hébergée solidairement par le Théâtre Toursky grâce au soutien de l'Association des Amis de Richard Martin, dont elle bénéficie du réseau de diffusion.

Les cours se donnent le mercredi de 19 à 21 heures, au Théâtre Toursky, 16, Promenade Léo Ferré, 13003 Marseille (métro National).


Ateliers de lecture de textes philosophiques

Après Nietzsche, Platon, Aristote, Bakounine et Parménide, nous lisons maintenant Hegel (Préface et introduction à la Phénoménologie de l'esprit). Tout le monde est bienvenu, il n'y a pas de prérequis.

Ça se passe à Mille Babords, tous les vendredis de 10 à 12h (61 rue Consolat, 13001 Marseille).

Pour tout renseignement, contacter Annick.Stevens@numericable.fr.


Cycles 2016-2017

Philosophie

Hannah Arendt et la condition humaine
Bien qu’Hannah Arendt ait toujours préféré se présenter comme une penseuse politique, c’est en véritable philosophe qu’elle a réfléchi sur la condition humaine, en particulier sur les activités qui relèvent spécifiquement de l’humain et qui révèlent sa liberté. Ses recherches sur l’origine du mal, à l’occasion du procès Eichmann, sont également liées à son étude philosophique de la notion de volonté, visant à dégager les moteurs individuels de l’action par rapport à l’emprise des institutions sociales. Nous parcourrons cette pensée profonde, érudite, exigeante envers l’humanité, bel exemple de courage et de probité intellectuels, à partir d’extraits de ses œuvres Condition de l’homme moderne, La vie de l’esprit, Qu’est-ce que la liberté ? et Eichmann à Jérusalem.

Les mercredis 17, 24, 31 mai et 7 juin 2017, de 19h à 21h.
Aristote, un fondateur méconnu
par Annick Stevens

Tout le monde sait qu'Aristote a institué les bases de la plupart de nos disciplines intellectuelles, mais son approche difficile fait qu'il reste encore largement inconnu. Ce cours éclairera les concepts fondateurs du philosophe, de la physique à la métaphysique, de l'éthique à la politique en passant par la psychologie cognitive et la poétique.

Septembre-novembre 2016

Littérature

Le mouvement romantique français en littérature : ses sources européennes, sa construction, son évolution, ses grands thèmes, et en quoi il participe, à son niveau, de l’esprit de février 1848
par Chantal Allier

Comme l’indique le titre, l’exposé a une double visée : littéraire et historique. Sur le versant littéraire, il va s’agir de montrer les caractères propres au mouvement romantique français. Mouvement d’un exceptionnel éclat où le rôle de la littérature et de la poésie a été porté à une hauteur et à une dignité jamais atteintes jusque là et plus jamais retrouvées depuis. Pour comprendre au mieux ce mouvement, il faut non seulement l’inscrire dans l’histoire de la première moitié du XIXème mais plus largement l’envisager dans le cadre du vaste courant d’idées et de sensibilité qui l’a précédé et qui a embrassé toute l’Europe, dès la deuxième moitié du siècle des lumières. Sur le versant historique, il s’agira d’essayer de montrer en quoi le romantisme, qui s’est conçu comme une sorte de « pouvoir spirituel laïque », selon l’expression de Paul Bénichou, participe par ses idées et ses thèmes à la formation de ce que l’on a appelé « l’esprit de 1848 ».

Janvier-février 2017

Cycles précédents

Philosophie

par Annick Stevens

L'autonomie sociale et individuelle d'après Castoriadis
(à l'Université Populaire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile)
Mars 2016
Les philosophes des Lumières, à la recherche d'un fondement naturel des institutions humaines Septembre - Novembre 2015
Vérité ontologique et valeur morale chez Platon Avril - Mai 2015
L'existentialisme de Sartre, entre dialectique et phénoménologie Novembre 2014 - Janvier 2015
Les premières philosophies en Grèce Mars - Mai 2014
La philosophie de Nietzsche Octobre - Décembre 2013
L'individu et la société. Aliénation et autonomie selon Castoriadis Février - Avril 2013

Histoire

L'actualité de la révolution de 1848
par Christine Excoffier et Chantal Allier
Septembre - Novembre 2014
De février 1848 à la Commune de Paris : les aléas de l'émancipation
par Christine Excoffier
Décembre 2015 - janvier 2016

Musicologie

Histoire du jazz
par Marc Hérouet
Octobre 2015

Biologie

Théories génétiques du comportement et de la personnalité: méthodes, découvertes et limites
par Jacques van Helden
Mars-Avril 2016

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